
Le Conseil administratif présentait aujourd’hui les comptes 2025 de la Ville de Genève. Alors qu’un déficit de plus de 70 millions avait été annoncé lors du budget, les comptes sont pratiquement à l’équilibre (-2.8 millions). Un résultat qui démontre une fois de plus que la ville peut en faire plus, pour répondre aux besoins de la population et à l’urgence climatique.
L’écart entre le budget et les comptes est à nouveau considérable et devrait dissuader le Conseil administratif de proposer de nouvelles coupes pour le budget 2027. Pourtant, la droite a tout tenté pour creuser les déficits publics ces dernières années : baisse de l’imposition des bénéfices des grosses entreprises (RFFA), baisse de l’impôt sur le revenu et baisse de l’impôt sur la fortune.
Depuis l'application de la RFFA, la moitié de l’impôt sur le bénéfice des entreprises dépend du secteur du trading, particulièrement volatile. Celui-ci a connu une croissance spectaculaire en 2022, profitant des effets de la guerre en Ukraine et de l’envolée des prix. Une situation exceptionnelle qui a masqué temporairement les effets de la RFFA. Avec un retour à la normale des bénéfices de ce secteur, combiné à la baisse de l’impôt sur le revenu, on pouvait craindre un creusement du déficit, il n’en est finalement rien.
La situation demeure cependant incertaine, aggravée par l’agression américaine de l’Iran, qui déstabilise en profondeur les chaînes d’approvisionnement et qui fait peser un risque considérable sur l’économie mondiale. Mais il est également possible que le secteur du trading en profite, comme il l’a fait lors de l’invasion russe de l’Ukraine. Cette possibilité souligne une nouvelle fois le caractère parasite de ce secteur, qui devrait nous inciter à imposer beaucoup plus fortement ces bénéficies issus de la guerre.
Le montant de la dette reste parfaitement supportable et est comparable à celui de 2006.Mais l’augmentation considérable des revenus fiscaux lors des vingt dernières années entraîne une diminution du taux d’endettement. Ce résultat doit encourager la Ville à accroître massivement les investissements pour répondre à la crise climatique, qui s’est emballée de manière vertigineuse et pose un problème bien plus grave que l’endettement.
Le groupe Ensemble à Gauche – Union Populaire continuera à s’opposer aux politiques d’austérité prônées par la droite. Nous appelons au contraire à accroître les efforts de la ville pour répondre à la paupérisation croissante, à la crise du logement, aux besoins accrus de services publics et à la crise environnementale.