
Depuis plusieurs jours, des milliers d'Albanaises et d'Albanais manifestent contre les projets touristiques prévus à Zvërnec, dans la lagune de Narta, ainsi que sur l'île de Sazan. Les grillages et les barbelés installés sur des espaces jusqu'ici librement accessibles ont provoqué une vague de colère dans tout le pays.
Ce mouvement dépasse largement la seule question environnementale. Derrière les clôtures se cache une question politique fondamentale : qui décide de l'avenir de l'Albanie ? Son peuple ou une alliance entre oligarques locaux, gouvernements et investisseurs internationaux ?
Sous couvert de développement économique, des espaces naturels exceptionnels sont progressivement livrés à des intérêts privés. Les projets liés à Jared Kushner, gendre de Donald Trump, sont devenus le symbole d'un modèle qui considère le territoire comme une marchandise.
Pour l'Union Populaire, les événements de Zvërnec et de Sazan illustrent une forme contemporaine d'impérialisme et de néocolonialisme. Hier, les grandes puissances imposaient leur domination par la force militaire. Aujourd'hui, celle-ci passe par les investissements, la spéculation foncière, les accords conclus sans consultation populaire et l'appropriation progressive des richesses collectives.
Face à cette situation, la diaspora albanaise se mobilise également dans plusieurs pays afin d'exprimer sa solidarité avec les manifestantes et manifestants qui défendent actuellement la lagune de Narta, Zvërnec et l'île de Sazan. Elle relaie notamment les principales revendications du mouvement :
L'Union Populaire apporte son plein soutien à cette mobilisation. Nous affirmons que les peuples ont le droit de décider eux-mêmes de l'avenir de leur territoire, de leurs ressources naturelles et de leur développement. Aucun projet économique ne saurait être considéré comme légitime lorsqu'il est imposé contre la volonté des populations concernées.
L'Albanie n'est pas à vendre !