
Après avoir lancé et fait aboutir trois référendums simultanément, l’Union Populaire remporte une victoire majeure contre les coupes budgétaires. Un message clair sort des urnes : les besoins de la population doivent être la priorité.
Le verdict est sans appel. Les Lancéennes et les Lancéens ont rejeté les trois coupes budgétaires combattues par l’Union Populaire : 215’000 francs supprimés dans les allocations de rentrée scolaire, 213’000 francs dans les aides à la mobilité et 1,65 million dans la participation de l’employeur aux primes d’assurance-maladie du personnel communal.
Trois objets. Trois référendums. Trois victoires.
Ce résultat sanctionne une politique qui prétend rétablir les équilibres financiers en faisant payer la population et les salarié·es. L’Union Populaire a fait campagne en affirmant que le financement des politiques publiques pour répondre aux besoins de la population passe par une augmentation des impôts des plus fortunés et des prfots des entreprises.
La population vient de dire clairement qu’elle refuse que l’équilibre des comptes se construise en réduisant les prestations et le pouvoir d’achat.
« Si le Conseil administratif et la majorité de droite s'obstinent à revenir avec de nouvelles attaques antisociales lors des débats budgétaires de décembre, nous serons de nouveau dans la rue et nous lancerons immédiatement de nouveaux référendums », prévient Savas Yilmaz, de l'Union Populaire.
Sans mobilisation, ces coupes seraient passées
Cette victoire n’est pas tombée du ciel. Lorsque ces mesures ont été adoptées dans le cadre du budget 2026, l’Union Populaire a décidé de ne pas se contenter de protester au Conseil municipal. Elle a porté le combat dans la rue et devant la population. Lancer trois référendums simultanément représentait un défi considérable. Il fallait récolter plus de 1’279 signatures valables pour chacun d’entre eux. Des militantes et militants se sont mobilisé·es pendant des semaines dans les quartiers, devant les commerces, sur les places et dans les rues de Lancy.
Puis il a fallu mener campagne, expliquer les enjeux et convaincre que ces décisions budgétaires n’étaient ni techniques ni inévitables. Aujourd’hui, cette mobilisation se transforme en victoire dans les urnes.
Elle démontre une chose essentielle : les politiques d’austérité ne sont pas une fatalité. Lorsqu’une force politique organise la résistance, construit une mobilisation et donne à la population les moyens d’intervenir directement, il est possible de les faire reculer.
Une autre politique est possible à Lancy
Pour l’Union Populaire, cette victoire ne peut cependant pas signifier un simple retour à la situation précédente. Elle doit ouvrir une nouvelle étape. Nous voulons une commune qui ne considère pas les prestations sociales comme une variable d’ajustement budgétaire, mais comme un moyen de répondre aux besoins de celles et ceux qui vivent et travaillent à Lancy.
Cela signifie défendre et développer les services publics, soutenir le pouvoir d’achat, améliorer les conditions de travail du personnel communal et développer des prestations accessibles à toutes et tous.
Cela signifie également aller plus loin dans le domaine de la petite enfance : l’Union Populaire défend une révision profonde des tarifs avec comme horizon la gratuité universelle des crèches.
Nous refusons une politique où chaque prestation sociale doit constamment justifier son existence au nom de son « coût ». Une commune dispose d’un budget précisément pour répondre aux besoins collectifs : se déplacer, éduquer ses enfants, accéder aux services publics, bénéficier de prestations de qualité et garantir de bonnes conditions de travail à celles et ceux qui les assurent.
Construire une force populaire capable de changer les rapports de force
Cette victoire montre surtout pourquoi nous avons besoin d’une force politique populaire, indépendante et organisée dans les quartiers. Une force qui ne se contente pas d’accompagner les décisions institutionnelles, mais qui soit capable de les contester lorsqu’elles vont contre les intérêts de la majorité. Une force qui refuse de considérer l’austérité comme une nécessité naturelle et pose au contraire la question essentielle : à quoi doivent servir les richesses et les ressources publiques ?
La victoire d’aujourd’hui doit en appeler d’autres
Le message adressé au Conseil administratif et à la majorité du Conseil municipal est donc clair : il serait inacceptable de tenter de récupérer demain, par de nouvelles coupes, ce que la population vient de sauver dans les urnes.
Si de nouvelles mesures antisociales devaient réapparaître lors des prochains débats budgétaires, l’Union Populaire utilisera à nouveau tous les moyens démocratiques à sa disposition, dans les institutions comme dans la rue.
Aujourd’hui, nous voulons surtout remercier les milliers de Lancéennes et Lancéens qui ont signé nos référendums, discuté avec nous dans les quartiers, participé à la campagne et finalement voté.
« Cette victoire est la leur. Elle est celle de la mobilisation collective. Et elle porte un message qui dépasse largement ces trois votations : quand nous nous organisons, nous pouvons gagner.
Quand nous construisons un rapport de force populaire, l’austérité peut être battue.
Et quand les besoins de la population deviennent une force politique organisée, une autre politique devient possible. » conclue Taieb Kali.
Union Populaire- Lancy
M. Savas Yilmaz